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décembre 17, 2007

Un percepteur dans une couveuse!

20minutes

Pour ceux qui s'intéressent à la VOD et à des choses plus sérieuses que mes ordinaires blagues de potaches, calembours en tout genre et aphorismes quotidiens, voici l'interview très sérieuse (et très remontée!) que j'ai donnée au journal 20 minutes à la suite du projet d'amendement dans la nouvelle loi de finance, "pondu" par une députée (Marie-Hélène Des Esgaulx) qui visiblement ne connait pas grand chose à son sujet. Elle vise à taxer de 2%  les recettes publicitaires des sites de VOD. Bref, à part la manifestation fiscale d'une profonde méconnaissance de ce monde économique en pleine émergence, on pourrait devenir un tantinet parano et se demander d'où lui vient cette drôle d'idée et aux ordres de quel lobby s'est-elle mise ? Bref, voici ma réponse Marie-Hélène...!

On ne taxe pas un bébé dans sa couveuse!

Que pensez-vous du projet de taxer les sites de Vidéo à la demande?
Il faut arrêter de vouloir tuer dans l’œuf une industrie qui a du mal prendre son envol face à une industrie déjà établie (comme le cinéma physique et la vidéo). Surtout face à la montée du piratage. C’est quand même aberrant: on veut menace de frapper au tiroir-caisse ceux qui essaient de faire émerger une offre légale avec un modèle économique qui se cherche. On ne taxe pas un bébé dans sa couveuse. Laissons le grandir. Quand il saura gagner sa vie, on pourra le taxer.

Gagner votre vie… Vous en êtes loin?
Dans le meilleur des cas, le marché estimé de la vidéo à la demande VOD en France, représente 2% du marché de la vidéo (du dvd). Fin 2007, cela représente 30 millions d’euros, que se partagent 40 plateformes en France. C’est le marché le plus concurrentiel en Europe , le plus difficile. Dans ce marché en devenir, nous sommes tous dans des phases d’investissement qui coûtent très cher. Les pertes pouvant représenter jusqu’à trois fois et demi le montant du chiffre d’affaires. On paie déjà une taxe audiovisuelle au même titre que les DVD pour financer la création audiovisuelle. Si c’est pour taxer encore plus…

Entre le texte et les déclarations de la député, on sent un flottement. Elle envisage de taxer la publicité sur les sites, puis ceux de VOD payante. Sur votre site, il n’y a pas de pub pourtant…(www.vodeo.tv)
On ne met jamais de pubs sur une œuvre payante. Si on met de la publicité sur nos sites, c’est pour financer les coûts de promotion, comme les bandes-annonces, de bande passante et de mise en ligne des œuvres. On essaie par tous les moyens d’inventer des méthodes pour essayer d’éviter les pertes.

Si un tel texte est finalement approuvé, quelles peuvent être les conséquences pour votre industrie?
Tout simplement de décourager tout nouvel entrant et nouvelles plateformes, notamment celle qui s’intéressent à la distribution de films de cinéma. Pour les petites structures en devenir qui pourraient proposer des offres alternatives aux gros du secteur, une taxe alourdit les capacités de décollage. Ceux qui vont s’en sortir sont donc ceux qui déjà gros, comme TF1 et Canal+, et qui ont les moyens de payer cette taxe. Ce genre de texte encourage ceux qui se lancent dans la diffusion gratuite — et qui pour l’instant ne génère pas assez de publicité pour parvenir à leur point d’équilibre — ceux qui pensent que pour monter une entreprise dans ce secteur, il vaut mieux aller à l’étranger.

Recueilli par Johan Hufnagel

20Minutes.fr, éditions du 12/12/2007 - 15h13
dernière mise à jour : 12/12/2007 - 15h47

mars 30, 2006

Interview Net Economie

Home90   Pour ceux que la VOD ou VODEO.TV intéressent. Le texte de mon interview de mars 06, par le talentueux Jérôme Bouteiller....

"Vodeo.tv est un grand kiosque audiovisuel dédié à tous les savoirs… à la demande."

Neteconomie – Par

Jérôme Bouteiller

– 29 mars 2006

JB - Comment peut-on définir votre activité ? Une plate-forme de VOD ? Une place de marché ? Un moteur de recherche vidéo ?

Frédéric Pie

- Vodeo.tv est le premier site portail audiovisuel exclusivement consacré au monde du savoir, de la découverte et des passions. Le pari de vodeo.tv est de fédérer les meilleures productions francophones et de regrouper sur un même espace, accessible à la demande, des milliers de programmes permettant au grand public de voir ce qu’il veut savoir.

Vodeo.tv propose de porter un regard sur le monde tel qu’il est, c’est un site de programmes sur le réel (documentaires, grands reportages, interviews…), alors que les plateformes de VOD qui naissent aujourd’hui dans le giron des grandes chaînes de télévision se concentrent sur le divertissement, qui consistent justement à s’évader du réel…

Vodeo.tv a pour vocation de rendre accessible un très vaste catalogue de programmes audiovisuels devenus trop vite inaccessibles, car peu diffusés, introuvables ou mal adaptés aux contraintes actuelles de l’édition ou de

la diffusion. Pour

ce faire, vodeo.tv numérise les programmes et en propose l’accès au consommateur en VOD et en édition de DVD à

la demande. En

résumé, plus qu’un simple site de documentaires en VOD, on peut considérer que vodeo.tv est un grand kiosque audiovisuel dédié à tous les savoirs… à la demande.

JB - Depuis peu, Apple propose le téléchargement de vidéos. De même, Google Video permet non seulement de chercher mais également de stocker et de vendre des vidéos. Envisagez vous une convergence entre l'univers des moteurs de recherche et celui des kiosques de téléchargement ?

Lire la suite "Interview Net Economie" »

décembre 06, 2005

Vodeo.tv chez Free

Univers_freebox

News

Article publié le 29 novembre 2005 à 18h55 par Trex

"Free est un partenaire de choix pour Vodeo.tv "      

Vodeo est précurseur dans la vidéo à la demande en France, Univers Freebox à interviewé Frédéric Pie, Président de La Banque Audiovisuelle, société éditrice de ce service qui devrait arriver prochainement sur Freebox TV



Univers Freebox :
Depuis quand existe Vodeo.tv et comment vous est venu l’idée de diffuser « le monde en vidéo à la demande » ?

Frédéric Pie: Vodeo.tv a été lancé le 15 septembre dernier. Ce portail audiovisuel est édité par la Banque Audiovisuelle.

Vodeo.tv est né d’une idée simple : constituer la plus grande base de programmes audiovisuels et permettre au grand public d’accéder, à la demande, à des milliers d’émissions, de reportages ou de documentaires sur les sujets qui l’intéresse.

Nous vivons à l’ère de l’audiovisuel, puisque la télévision constitue le premier loisir des français qui la consomment en moyenne 3h30 par jour, mais dès que l’on souhaite obtenir une information, par exemple, sur un pays, un personnage célèbre, un problème de société ou un centre d’intérêt, on ne peut trouver d’images sur le sujet. En effet, l’écrasante majorité des DVD disponibles dans les magasins est consacrée au cinéma, au sport, au dessin animé ou à la musique. L’information, la connaissance, la culture ou les passions ne sont finalement accessibles que sous forme papier (magazines, livres, sites Internet à imprimer). Bref, le public a le droit de se divertir mais pas de s’informer !

La télévision est une « économie du jetable » : les documentaires ou émissions sont souvent condamnés, une fois diffusés ou après quelques rediffusions hypothétiques, à disparaître à jamais des écrans. A peine 4% des documentaires ont la chance d’être édités en DVD. Or, pour la plupart, leur durée de vie et l’intérêt documentaire qu’ils représentent pour le grand public, les professionnels de l’image, les journalistes, des passionnés ou des spécialistes ainsi que pour le monde éducatif, dépassent souvent le temps de leur mise à l’écran et leur très faible disponibilité. Il est souvent impossible de se procurer une copie d’un reportage ou d’une émission que l’on a manqué à la télévision. Avec Vodeo.tv, ce regrettable état de fait est de l’histoire ancienne puisqu’il est désormais possible de télécharger, de visualiser (streaming), ou de commander le DVD d’un documentaire ou d’un reportage.

D’où proviennent vos contenus ?

Nous fédérons depuis plus de deux ans les catalogues de dizaines de producteurs de télévision, regroupant plus de 8 500 programmes. Nous avons, à ce jour, plus d’un millier de documentaires et de reportages en ligne. Des centaines d’autres seront disponibles prochainement dès que nous les aurons numérisés et publiés sur le site.

 




Lire la suite "Vodeo.tv chez Free" »

août 22, 2005

Réaliser ses rêves !

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N'avez-vous jamais rêvé de voir la vie à la demande ?


Voir un reportage, un documentaire, une émission, un magazine…, sur un sujet qui vous interpelle ou vous passionne, à l'instant même où vous en avez envie, là, ici et maintenant. Ou revoir un sujet passé à la télé, dont tout le monde parle, et que vous avez bien entendu raté…

Oui ! C’est un rêve. Un rêve de fou. Un rêve de gosse. Un rêve que nous nous sommes mis en tête de réaliser, portés par une idée fixe : permettre à chacun d'entre vous de voir ou revoir n'importe quel sujet réalisé par ou pour la télévision, quand vous le voulez, où vous le voulez et comme vous le souhaitez.

Ce rêve porte aujourd'hui un nom : VODEO.TV. Et devient peu à peu réalité.
Ce site que vous découvrez aujourd'hui en est la face visible. Depuis plus d'un an, nous travaillons en coulisses pour lui donner vie : rencontrer les producteurs, les diffuseurs, les éditeurs, les auteurs, acquérir les programmes, les numériser, les documenter, créer les outils nécessaires à leur diffusion via Internet et donc dans le monde entier…

Notre ambition est de faire de VODEO.TV, à terme, le plus grand portail de programmes audiovisuels francophones dédiés à la découverte, au savoir, à la connaissance, aux passions...

Nous avons déjà rassemblé à ce jour le plus grand catalogue de programmes francophones existant. Il nous reste à mettre ces programmes en ligne, progressivement, jour après jour, tout en continuant à enrichir sans cesse notre offre de nouveaux sujets.

VODEO.TV vient de naître. Notre engagement est de le faire grandir, de le développer, de le nourrir de nouveaux documentaires, reportages, émissions participant des meilleures productions francophones, mais aussi de répondre rapidement à vos besoins ou à vos recherches d'informations.

Ce " bébé " est aussi le vôtre. Il est fait pour vous. Il est donc naturel que nous vous invitions à le faire grandir avec nous !
Vous, internautes et spectateurs, curieux du monde et passionnés par la vie, faites-nous part de vos remarques et de vos suggestions, pour que VODEO.TV réalise votre rêve : voir ce que vous voulez savoir !
Vous, détenteurs de catalogues, producteurs, éditeurs, diffuseurs de programmes centrés sur la connaissance, la découverte, le savoir, la culture…, contactez-nous pour que VODEO.TV poursuive votre ambition : diffuser vos œuvres auprès du plus grand nombre.

Vous transporter là où vous rêvez d'aller. Vous faire rencontrer ceux que vous rêvez de connaître. Vous faire découvrir ce que vous rêvez de voir. C'est notre rêve et notre folle ambition.

Bienvenue à tous, amis bloggeurs, sur www.vodeo.tv

Frédéric Pie

 
Président de Vodeo.tv

juin 25, 2005

Que la Fête commence...

Voici une interview que j'ai réalisée pour le compte de ZDNet  (24 juin 2005) et que je porte à la connaissance de tous ceux qui s'intéressent à la VOD, au Long Tail, à la Banque audiovisuelle ou à l'accès à des programmes télévisés trop vite disparus après leur diffusion télé.

Frédéric Pie, Vodeo.tv: «Nous voulons donner une seconde vie aux reportages»

Par Estelle Dumout
ZDNet France
Vendredi 24 juin 2005

Business - Télécharger des documentaires ou des reportages déjà diffusés en télé, c'est le service que proposera Vodeo.tv à la rentrée. Fréderic Pie, son concepteur, explique sa stratégie pour se faire une place sur le marché émergent de la vidéo à la demande.

Frédéric Pie Frédéric Pie

Toute jeune société créée en 2004, la Banque audiovisuelle parie sur le développement des services de vidéo à la demande pour lancer Vodeo.tv, un site de distribution en ligne de reportages et de documentaires. Elle dispose déjà d'un fonds de plusieurs milliers de programmes acquis auprès des producteurs, et s'emploie à convaincre les grands portails d'héberger sa plate-forme.

La Banque audiovisuelle vient de lever 2,5 millions d'euros, pour assurer le lancement de sa plate-forme d'ici à la rentrée, et fait travailler une vingtaine de personnes, issues pour moitié du monde de l'audiovisuel et pour moitié de l'internet..

Frédéric Pie, son fondateur et président, décrit pour ZDNet.fr son projet pour amener les internautes à télécharger des reportages ou documentaires. Et surtout sa stratégie pour bâtir autour de cette activité un véritable modèle économique.

ZDNet.fr: Comment vous est venue l'idée d'un tel projet?
Frédéric Pie: La Banque audiovisuelle est née il y a un an, d'un constat simple: il y a une anomalie à l'heure des nouvelles technologies. La télévision coule comme un robinet et si on n'arrive pas au bon moment pour regarder un programme, il est quasiment impossible de le revoir. De même, très peu de reportages ou de documentaires sont édités en DVD, il y a là une déperdition de contenu et de valeur incommensurable. Nous nous intéressons en priorité aux reportages, aux talk-shows, aux documents qui apportent de l'information, par opposition aux programmes de divertissement, comme les films, les séries télévisées ou les jeux.

Nous avons rencontré plus de 260 producteurs depuis janvier 2004, qui ont des catalogues majoritairement composés de programmes dont les sujets conservent un intérêt éditorial largement au-delà de leur première (ou unique) diffusion télé. Nous voulons faire en sorte qu'un reportage ait une seconde vie. Car quand un producteur parvient à exploiter environ 5% à 10% de son catalogue après première diffusion, il peut s'estimer heureux.

Par ailleurs, on va de plus en plus vers un monde à la demande. On est habitué à aller à la Fnac pour acheter un livre sur Churchill, sur les États-Unis ou sur la photo d'art, pourquoi ne pourrait-on pas en faire autant avec un documentaire? À titre d'exemple, il se vend 910 millions de magazines spécialisés en France chaque année dans les kiosques, uniquement sur des contenus de niche comme la pêche, l'automobile ou la peinture contemporaine. L'idée est justement de proposer à ces millions de passionnés l'accès à des programmes audiovisuels sur leur centre d'intérêt. Avant ils devaient «lire pour savoir», maintenant ils pourront «voir ce qu'ils veulent savoir»...

Lire la suite "Que la Fête commence..." »

novembre 28, 2004

The long Tail (Wired - oct. 2004)

Forget squeezing millions from a few megahits at the top of the charts. The future of entertainment is in the millions of niche markets at the shallow end of the bitstream.

By Chris Anderson

In

1988, a

British mountain climber named Joe Simpson wrote a book called Touching the Void, a harrowing account of near death in the Peruvian Andes. It got good reviews but, only a modest success, it was soon forgotten. Then, a decade later, a strange thing happened. Jon Krakauer wrote Into Thin Air, another book about a mountain-climbing tragedy, which became a publishing sensation. Suddenly Touching the Void started to sell again.

Random House rushed out a new edition to keep up with demand. Booksellers began to promote it next to their Into Thin Air displays, and sales rose further. A revised paperback edition, which came out in January, spent 14 weeks on the New York Times bestseller list. That same month, IFC Films released a docudrama of the story to critical acclaim. Now Touching the Void outsells Into Thin Air more than two to one.

What happened? In short, Amazon.com recommendations. The online bookseller's software noted patterns in buying behavior and suggested that readers who liked Into Thin Air would also like Touching the Void. People took the suggestion, agreed wholeheartedly, wrote rhapsodic reviews. More sales, more algorithm-fueled recommendations, and the positive feedback loop kicked in.

Particularly notable is that when Krakauer's book hit shelves, Simpson's was nearly out of print. A few years ago, readers of Krakauer would never even have learned about Simpson's book - and if they had, they wouldn't have been able to find it. Amazon changed that. It created the Touching the Void phenomenon by combining infinite shelf space with real-time information about buying trends and public opinion. The result: rising demand for an obscure book.

This is not just a virtue of online booksellers; it is an example of an entirely new economic model for the media and entertainment industries, one that is just beginning to show its power. Unlimited selection is revealing truths about what consumers want and how they want to get it in service after service, from DVDs at Netflix to music videos on Yahoo! Launch to songs in the iTunes Music Store and Rhapsody. People are going deep into the catalog, down the long, long list of available titles, far past what's available at Blockbuster Video, Tower Records, and Barnes & Noble. And the more they find, the more they like. As they wander further from the beaten path, they discover their taste is not as mainstream as they thought (or as they had been led to believe by marketing, a lack of alternatives, and a hit-driven culture).

An analysis of the sales data and trends from these services and others like them shows that the emerging digital entertainment economy is going to be radically different from today's mass market. If the 20th- century entertainment industry was about hits, the 21st will be equally about misses.

For too long we've been suffering the tyranny of lowest-common-denominator fare, subjected to brain-dead summer blockbusters and manufactured pop. Why? Economics. Many of our assumptions about popular taste are actually artifacts of poor supply-and-demand matching - a market response to inefficient distribution.

The main problem, if that's the word, is that we live in the physical world and, until recently, most of our entertainment media did, too. But that world puts two dramatic limitations on our entertainment.

The first is the need to find local audiences. An average movie theater will not show a film unless it can attract at least 1,500 people over a two-week run; that's essentially the rent for a screen. An average record store needs to sell at least two copies of a CD per year to make it worth carrying; that's the rent for a half inch of shelf space. And so on for DVD rental shops, videogame stores, booksellers, and newsstands.

In each case, retailers will carry only content that can generate sufficient demand to earn its keep. But each can pull only from a limited local population - perhaps a 10-mile radius for a typical movie theater, less than that for music and bookstores, and even less (just a mile or two) for video rental shops. It's not enough for a great documentary to have a potential national audience of half a million; what matters is how many it has in the northern part of

Rockville

,

Maryland

, and among the mall shoppers of

Walnut Creek

,

California

.

There is plenty of great entertainment with potentially large, even rapturous, national audiences that cannot clear that bar. For instance, The Triplets of Belleville, a critically acclaimed film that was nominated for the best animated feature Oscar this year, opened on just six screens nationwide. An even more striking example is the plight of Bollywood in

America

. Each year,

India

's film industry puts out more than 800 feature films. There are an estimated 1.7 million Indians in the

US

. Yet the top-rated (according to Amazon's Internet Movie Database) Hindi-language film, Lagaan: Once Upon a Time in India, opened on just two screens, and it was one of only a handful of Indian films to get any US distribution at all. In the tyranny of physical space, an audience too thinly spread is the same as no audience at all.

The other constraint of the physical world is physics itself. The radio spectrum can carry only so many stations, and a coaxial cable so many TV channels. And, of course, there are only 24 hours a day of programming. The curse of broadcast technologies is that they are profligate users of limited resources. The result is yet another instance of having to aggregate large audiences in one geographic area - another high bar, above which only a fraction of potential content rises.

The past century of entertainment has offered an easy solution to these constraints. Hits fill theaters, fly off shelves, and keep listeners and viewers from touching their dials and remotes. Nothing wrong with that; indeed, sociologists will tell you that hits are hardwired into human psychology, the combinatorial effect of conformity and word of mouth. And to be sure, a healthy share of hits earn their place: Great songs, movies, and books attract big, broad audiences.

But most of us want more than just hits. Everyone's taste departs from the mainstream somewhere, and the more we explore alternatives, the more we're drawn to them. Unfortunately, in recent decades such alternatives have been pushed to the fringes by pumped-up marketing vehicles built to order by industries that desperately need them.

Hit-driven economics is a creation of an age without enough room to carry everything for everybody. Not enough shelf space for all the CDs, DVDs, and games produced. Not enough screens to show all the available movies. Not enough channels to broadcast all the TV programs, not enough radio waves to play all the music created, and not enough hours in the day to squeeze everything out through either of those sets of slots.

Lire la suite "The long Tail (Wired - oct. 2004)" »

Révolution numérique dans la distribution des biens culturels

Fiac_2004_034

L’avènement du numérique et la multiplication des outils de consultation (nouveaux réseaux, nouveaux écrans) engendrent de nouveaux comportements de la part des consommateurs qui bouleversent les modes de distributions classiques et, par là même, les modèles économiques traditionnels.

L’explosion du nombre de téléchargements dans le secteur musical, l’expérience réussie de iTunes d’Apple (75 millions de téléchargements payants en 12 mois) et les licenciements en série des Majors du disque illustrent ce qu’il faut bien appeler la révolution de la distribution numérique.

Le monde du cinéma est touché, à son tour, par le phénomène du téléchargement et de la distribution de programmes en ligne. Nous sommes à l’aube d’une mutation en profondeur de ces secteurs qui va fortement modifier les chaînes de valeur des industries culturelles et de divertissement, engendrant de nouvelles opportunités de marché et l’arrivée de nouveaux acteurs, plus agiles et moins encombrés par les contraintes du passé.

Dans le secteur audiovisuel, l’avènement du numérique, le développement de la Haute Définition, la convergence des écrans, la forte croissance des technologies haut débit et l’arrivée de la TNT sont autant de facteurs qui vont façonner dans les 5 à 10 prochaines années un paysage radicalement différent. Tous les experts s’accordent sur le fait que la multiplication des écrans, des réseaux et des

chaînes de diffusion va accroître considérablement le besoin d’images et de contenus. Nous allons également vers une fragmentation des offres, un émiettement des audiences et par conséquent, un émiettement des financements.

Tout l’écosystème audiovisuel actuel est menacé. Il faut inventer de nouveaux modèles économiques permettant de répondre à des publics de plus en plus exigeants (qualité, personnalisation, sujets de niche, accès aux archives, satisfaction des demandes en temps réel, ubiquité, mobilité, interactivité..).

La VOD (Video On Demand) est une nouvelle forme de distribution particulièrement adaptée aux contenus culturels, hyper-segmentés et répondant à des clientèles très spécialisées et fragmentées.

Aux Etats-Unis, 9,5 millions d'abonnés aux câbles utilisent la VOD. Et sur les 3,5 millions d'abonnés aux services de télévision par satellite et possesseurs de PVR (« Personal Video Recorder - enregistreurs vidéo à disque dur), déjà 22 % avouent ne plus regarder la télévision en direct, mais organiser eux-mêmes leur consommation en choisissant leurs programmes et l'heure de visionnage, selon une étude publiée par NPA Conseil baptisée « VOD et PVR, nouveaux services, nouveaux enjeux de la télévision personnelle ».

Le véritable démarrage de la VOD devrait s'effectuer en France vers 2007, date à laquelle NPA prévoit que le taux de pénétration des PVR devrait atteindre le seuil critique de 15 % du parc installé de décodeurs (soit 1,5 million de foyers équipés). La consommation de programmes à la demande pourrait alors générer entre 160 et 170 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit l'équivalent d'une année de recettes publicitaires des chaînes thématiques.

Il est important de comprendre que le projet de  la Banque Audiovisuelle n’est pas limité à la création d’une plate-forme de distribution en VOD au travers d’un simple site internet. L’évolution des contextes juridiques et technologiques permet l’ouverture de nouveaux marchés et la création d’une véritable industrie du contenu culturel. Il s’agit de rendre accessible au grand public et aux professionnels un vaste pan de contenus qui lui était jusqu’alors inaccessible, parce que très difficile à distribuer dans les circuits traditionnels. Jusqu’à présent, le modèle économique des chaînes de télévision ou la vente de DVD en grande distribution obligeaient à vendre peu de produits (ou programmes) à beaucoup d’exemplaires (peu de place sur les rayons ou une seule lucarne de diffusion).

Aujourd’hui, l’automatisation des processus de distribution appuyé par une agrégation massive de contenus diversifiés et dispersés permet d’envisager une rentabilité à moyen terme en commercialisant une multitude de produits en très petites séries à des publics hétérogènes et spécialisés.

Telle est la vocation de La Banque Audiovisuelle.

Cette tribune a été rédigée en juin 2004 et se trouve paticulièrement confortée par un grand aticle intitulé "The long Tail" publié dans Wired USA en octobre, dont on trouvera la copie sur mon blog. Je vous recommande fortement sa lecture, éclairante et vivifiante pour les possesseurs de contenus...

LBA

40 rue de Paradis -

75010 Paris

01 42 60 20 40

fpie@lba.tv

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