Le manifeste des évidences !
Voici une lecture très éclairante que je confie (en toute discrétion: ça doit rester entre nous ;-) à tous ceux qui sont intéressés par la révolution numérique, l'économie de la connaissance et de l'immatériel, la mutation des consommateurs en consom'acteurs, la mondialisation, la puissance des réseaux, l'avénement du bio, l'explosion du phénomène des blogs... Bref, à tous eux qui se situent souvent aux avant-postes, en équilibre sur les brèches de l'avenir, à la recherche de repères tangibles. Les "quelques lignes" qui suivent constituent la synthèse des 95 thèses décapantes exprimées dans un ouvrage qui conserve toute sa fraîcheur: "The cluetrain manifesto".
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Les marchés en ligne... Les marchés en réseau commencent à s'organiser plus vite que les entreprises qui les ont traditionnellement ciblés. Grâce au web, ces marchés deviennent mieux informés, plus intelligents et plus demandeurs en qualités, qui font défaut à la plupart des entreprises. |
... Les habitants de la Terre Le ciel s'ouvre sur les étoiles. Les nuages passent au dessus de nous, jour et nuit. Les marées montent et descendent. Quoi que vous ayez pu entendre, ceci est notre monde, notre lieu d'être. Quoi qu'on ait pu vous dire, nos drapeaux volent librement au vent. Notre coeur bat à jamais. Habitants de la Terre, souvenez vous en. |
- Les marchés sont des conversations.
- Les marchés sont constitués d'êtres humains, non de secteurs démographiques.
- Les conversations entre humains sonnent de façon humaine. Elles sont menées sur un ton humain.
- Que ce soit pour discuter d'information, d'opinions, de perspectives, d'arguments opposés ou humoristiques, la voix humaine est typiquement ouverte, normale, et naturelle.
- Les gens se reconnaissent entre eux grâce au son même d'une telle voix.
- L'Internet permet des conversations entre êtres humains qui étaient tout simplement impossibles à l'ère des masse-média.
- Les hyperliens renversent la hiérarchie.
- Au sein des marchés interconnectés, et des employés intraconnectés, les gens se parlent entre eux d'une puissante nouvelle façon.
- Ces conversations en réseau permettent à de puissantes nouvelles formes d'organisation sociale et d'échange de connaissance, d'émerger.
- Résultat, les marchés deviennent plus intelligents, plus informés, plus organisés. La participation à un marché en réseau change les gens fondamentalement.
- Les personnes dans un marché en réseau ont compris qu'elles obtiennent des informations et une aide bien meilleures, les unes des autres que des vendeurs. Autant pour la rhétorique corporatiste pour ce qui est d'ajouter de la valeur à des produits de base.
- Il n'y a pas de secrets. Les marchés connectés en savent plus que les entreprises sur leurs propres produits. Et que et que ce qu'ils découvrent soit bon ou mauvais, ils le répètent à tout le monde.
- Ce qui se passe dans les marchés, se passe également parmi les employés. Une construction métaphysique dénommée "L'Entreprise" est la seule chose qui les sépare.
- Les entreprises ne parlent pas la même langue que ces nouvelles conversations en réseau. Pour leurs audiences en ligne, les entreprises sonnent creuses, plates et littéralement inhumaines.
- Dans quelques années à peine, l'actuelle voix homogène des affaires - le son des rapports de mission et des brochures - semblera aussi forcée et artificielle que le langage du 18ème siècle à la cour de France.
- Déjà, les entreprises maniant boniment et charlatanisme, ne parlent plus à personne.
- Les entreprises qui supposent que les marchés en ligne sont les mêmes marchés que ceux qui regardaient leur publicité à la télévision, se moquent d'elles-mêmes.
- Les entreprises qui ne comprennent pas que leurs marchés sont désormais un réseau d'individus à individus, plus intelligents par conséquence et très impliqués dans un dialogue, passent à côté de leur meilleure chance.
- Les sociétés peuvent désormais communiquer directement avec leur clientèle. Si elles passent à côté, cela pourrait être leur dernière chance.
- Les entreprises doivent réaliser que les marchés rient beaucoup. D'elles.


