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février 26, 2008

Raoul a pris le cigare...

CubaA Cuba, un Castro chasse l'autre. Ce n'est pas de la fraternité, mais dans le cas présent: de la Fidel-ité!

Moi je trouve cela une bonne nouvelle. Je trouvais que les cigares n'étaient plus vraiment d'aussi bonne qualité. Avec l'absence de Fidel, les capes n'avaient plus la même couleur et le soyeux subtil qu'on leur connaissait à la belle époque du communisme dur... Je l'avais dit à mon buraliste: "Ils se relâchent à la Havane"... Lui-même, fin connaisseur des meilleurs cubains, le reconnaissait et soulignait avec un recul digne des meilleurs experts géopolitiques de l'Amérique Latine (je ne dit pas Centrale, car Fidel est un tantinnet décalé par rapport au centre, légèrement sur la gauche): " Ha ba! A qui'le'dites vous ? Tout fout le camp! Il avait quand même du bon le Fidel et pis c'était sacrément stable à Cuba. Tout le monde peut pas en dire autant. Et puis le Che lui doit tout!"...

Bon, alors Raoul, tu reprends tout ça en main. Tu me vires rapidos (c'est un mot espagnol qui veut dire "à coup de pied dans le culo") le directeur de chez Partagas!
Moi, j'attends des capes de cigare irréprochable. D'ac ?!
Je sais qu'on peut compter sur eux, les Castro, ils ont des Tripes ces gens là. Et puis les mauvaises langues disent qu'ils ont la réputation de "des cendres" tous leurs opposants. Mais c'est bien sûr exagéré. Et puis, y'a pas de preuve. Y'a pas une seule prison visible depuis la plage de Varadero... alors ?....Et puis dans leur pays, on a encore le droit de fumer. Alors si c'est pas une preuve de liberté ça?... Et puis aux analystes occidentaux qui reprochent à un Dictateur de désigner son frère, moi je leur tire quelques bouffées paisibles sur mon double corona, en songeant ,philosophe et narquois, à ce pays légèrement au nord de leur île, où les présidents se reproduisent de père en fils, puis bientôt de mari en femme. Le Népotisme rime aussi avec capitalisme;-)

Tiens! mon cigare viens de s'éteindre... Et si Fidel en faisait autant. Rapidos! (je ne répète pas la traduction. Relisez vos notes)...Il est grand temps que je renonce à ces plaisirs de Bush, car Fumier tue! C'est marqué sur la boîte.

février 24, 2008

L'argent circule!

61 "Depuis 1996, le magazine "Reader's Digest" mène une expérience dans 15 pays.
Il égare volontairement dans la rue une vingtaine de portefeuilles contenant chacun l'équivalent de 50 dollars en monnaie locale, avec les coordonnées précises du supposé propriétaire.
Au Danemark et en Norvège, 100% des portefeuilles ont été restitués. La France se classe...11ème sur 15 ! avec 61% de restitution. Devant l'Italie où seulement 28% des portefeuilles sont restitués avec l'argent dedans!" (Le Point - Fév. 08)
Je me suis même laissé dire qu'en Italie il viennent même vous soutirer directement votre portefeuille, à votre insu, dans votre poche ou votre sac, pour accroître encore leur score... Vous me direz, s'il n'ont pas de distributeur de billets, il faut qu'ils s'organisent. Ce qui me fait dire que dans le sud du pays, ils ne "soutirent" pas, ils tirent des sous! Là bas, un pickpocket n'est pas un voleur mais un Argent de la circulation...

Allez! Circulez, Y'a rien avoir...

Ces jours linguistiques...

Seduire La langue de l'écrivain est truffée de faux amis, et j'ai manié la mienne dans pleins de faux amours!

Mais je travaille rue de Paradis!
Je n'ai donc pas à m'Enfer...

Allons! Enfants de là partis...

Enfant Plus de 70%

C'est le pourcentage de foyers sans enfant à Paris, Berlin et Tokyo, selon l'Observatoire Véolia des modes de vie urbains, qui a comparé 14 grandes métropoles mondiales.

Effrayant et passionnant: toute l'étude...cliquez ici

février 23, 2008

Comment rallier le communisme au capitalisme ?

Liliane

Une idée en passant qui vaut ce qu’elle vaut. Pourquoi ne pas échanger Ingrid Bétancourt qui a l’air bien mal en point contre Liliane Bétancourt, héritière de L’Oréal et 15ème fortune mondiale ?
Les FARC y gagneraient considérablement au change, seraient ravitaillés régulièrement en produits de beauté en tout genre, parce que finalement, eux-aussi, ils le valent bien. On troquerait les infortunes d’Ingrid contre la fortune de Liliane.
Et comme le père de Liliane a inventé le shampoing, nous qui nous faisons des cheveux pour la santé d’Ingrid, je me disais que Liliane pourrait se rendre utile pour mettre au pas la mèche quelque peu rebelle des gentils companeros et barbudos de tout poil…


Marchais
Haaa, je pense spontanément et avec nostalgie à Georges Marchais (Pour les jeunes qui ignorent, avec une obstination crasse à se complaire dans l’ignorance de notre histoire contemporaine (pré-Star Academy période 1 ) qui était ce personnage haut en couleur rouge, j’avoue que je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… Alors vous n’avez qu’à aller lire sur Wikipédia. Je vais pas tout vous expliquer, non plus)… Pour les autres, vous vous rappelez de cette phrase :

« Liliane, fais les valises ! on part en Colombie ! »

février 22, 2008

L'évitement du français...

School

On n'améliorera jamais le niveau de notre pays tant que les Ministres de l'Education Nationale ne comprendront pas que la littérature se distille alors que la science...s'infuse !

Je me permets de suggérer de changer aussi le nom de certaines matières à l'école, car quand une matière s'appelle "Lis tes râtures", il est normal que nous ayons des écrivains, un jour, qui s'appellent Marc Levy...
Hugo revient, ils sont devenus fous...

Pile ou Face...book?

Beach_2

L'autre jour, lors d'un diner, une amie nous déclare qu'elle souhaite qu'on lui offre un sex toys pour ses 35 ans.
Une de ces amies se précipite pour se porter volontaire. Je la soupçonne de vouloir,en douce, écouler l'un des "membres les plus actifs" de sa pléthorique collection... Je dis alors à mon amie que je serai son fournisseur de piles pendant un an! Je souris à l'idée que je serai relativement bien placé pour connaître sa consommation d'électricité vibratoire et pour en déduire, du même coup, sa fréquence d'utilisation et le goût supposé de la belle pour ce genre d'accessoire...
(Accessoire...mais pas superflu;-)
Je me repris en pensant que la chose que cela me permettrait finalement de connaître, c'est le taux d'absence...de son mari.
A bien y réfléchir, et je me suis permis de lui faire remarquer que dans ce genre d'ustensiles et compte tenu de l'utilisation qui en est faite, le mieux n'est pas un "god à piles" mais un "vibro accus"....
J'en vois déjà certains qui désapprouvent ce genre de mauvaises blagues, qui plus est, sur un sujet pour le moins glissant (disons "scabreux"!!). Je tiens tout de même à leur faire remarquer que les accus se déchargent moins vite (bien moins vite d'ailleurs que la bête que ces objets sont censés suppléer!)... Décidément on en sort pas.

Je voulais juste, par ce petit billet d'humeur ou d'humour (à vous de mettre le curseur où vous le jugez bon), rappeler que nous vivons une époque formidable moins hypocrite que dans ma jeunesse, et où il fait bon de parler de genre de choses. Je me rappelle avoir feuilleté, étant adolescent, le catalogue la Redoute qui traînait dans la maison de mes parents, en butinant ardemment les pages de lingerie, sans doute pour mieux vérifier ma propension naturelle à l'hétérosexualité... Et bien, on pouvait découvrir de magnifiques vibromasseurs, tous lisses et tout blancs, en ces temps de chasteté affichés et de maison closes déjà...closes. La petite dame en photo, mannequin de son état, essayait vainement de nous faire croire ("avaler" serait ici un terme excessif et mal employé, vous en conviendrez!) que cela servait à masser le visage et les joues. Grâce à la science, j'ai découvert bien plus tard que cela avait surtout des vertus pour...les lèvres;-)

Bref, tout cela pour dire que face à cette explosion technologique dans les alcôves solitaires et dans les plumards endiablés, je préfère demeurer avec mon conservatisme à tendance bio: vive mon Sex Appeal et le développement durable!

Une dernière précision. Pour illustrer ces quelques balivernes de potache, j'ai taper "Sex Toys" sur Google et suis tombé sur cet incroyable film publicitaire vantant les mérites d'un vibromasseur qui se branche sur l'iPod et qui officie en rythme avec la musique que vous écoutez. A découvrir!
Je comprends mieux pourquoi ma jeune voisine, l'autre jour dans le métro, se dandinait furieusement en écoutant du Heavy Metal... Les femmes et la Pomme n'ont pas fini de faire couler beaucoup d'encre, isnt'it ?

Le film sur Youtube: Cliquez ici

février 18, 2008

Minuscule Planète...

Simplement superbe et tellement riche de sens... A voir absolument.

février 16, 2008

J'ai les boules...de cristal

Voyante

L'autre jour, une amie m'a dit qu'elle avait consulté une "diseuse de bonne aventure" pour savoir si elle allait bientôt rencontrer "l'homme de sa vie". Je me suis mis à voir cette drôle d'expression avec une tendre ironie. "Diseuse de bonne aventure". Et dieu sait, si elle en avait eu des aventures, cette jolie amie... Mais elle avait encore besoin, en plus d'en vivre, qu'on lui en dise. Les anglo-saxons, par excès de protestantisme et de pragmatisme mercantile, appellent cela "a fortune teller". Le Nord a toujours eu davantage de préoccupations pécuniaires tandis que les latins se perdaient en conjectures sentimentales. Juste retour des choses.

Bref, je pense à tous ces gens qui vont consulter un voyant...parce que l'amour rend aveugle ;-)

Je ne sais pas pourquoi, mais cela me fait surgir une phrase de Woody Allen que j'adore: "l'Eternité c'est très long ! Surtout vers la fin..."

Le silence des sentiments

Kenna


Il m’arrive parfois d’aller jusqu’à la mer, seul, juste pour accrocher mon regard à l’horizon, pour faire retraite au fond de moi. Je ne crois pas être unique. On a tous notre manière, parfois secrète, d’aller à la rencontre de la part inconnue qui continue de sommeiller en nous. Cela est aussi une manière de rebrousser chemin, de revivre un passé qui n’est plus comme pour mieux y trouver la force et l’intelligence de vivre un présent qui passe toujours trop vite.
On se perd dans cette fuite inexorable de l’océan qui se confond avec le ciel, fusion magique de bleus ou de gris. Le monde du liquide et l’espace du gaz fusionnent pour absorber nos pensées intimes. L’eau s’évapore dans le lointain pour donner au ciel, qui se charge de nuages, l’occasion de lui inventer la pluie qui finira par tomber inéluctablement, en un cycle millénaire et obstiné, pour remplir les rivières du souvenir, se jeter dans des estuaires de nostalgie pour charrier jusqu’à la mer, les limons lumineux de nos plus beaux souvenirs. Comme le temps qui s’évapore et qui retombe sur l’esprit de certains êtres, sous la forme d’une dépression ou d’un sourire voilé.

On pense alors à tous ces vides qu’on a laissé derrière soi, tout ce mutisme, toutes cette distance mise entre soi et ceux qu’on aime, à tous ces monceaux de silence qu’on remplit avec du rien et des frivolités nerveuses. Tout ce temps consacré à l’accessoire, à l’oubliable, au futile, au si « peu-important » qui remplissent si commodément nos jours, nos mois et nos années. On pense à ce fatras de préoccupations qui ne sont pas l’essentiel, comme si nos jours n’étaient pas comptés, comme si le temps était une ressource éternelle et l’amour une énergie renouvelable.
On pense à l’absence, à tous ceux que l’on appelle les proches et qui sont finalement si lointains. On pense à toutes ces phrases que l’on voudrait prononcer, à ces mots que l’on aurait du dire à ceux qui sont partis trop tôt, à ces « je t’aime » qu’on a déposé trop tard sur le souvenir des êtres chers, mais qu’on laisse finalement échapper quand la chair fait justement absence.

Au beau milieu du Paradis sur Terre, inondé de soleil et de beauté à croquer, on voudrait être généreux de notre propre bonheur mais c’est curieusement nos excès de parcimonie qui ressurgissent avec une pointe d’amertume et un surcroît de lucidité. Je prends conscience de notre propension si humaine à l’économie des sentiments, à l’épargne excessive que l’on fait de toutes ces preuves d’amour, que l’on thésaurise sans jamais les montrer. On amasse, toute sa vie, des bas de laine de louables intentions et des désirs de générosité à l’égard de nos amis. On se garde de faire des déclarations d’amitié comme d’autres savent si bien faire des déclarations d’amour. On passe son existence à penser à des choses précieuses qu’on aimerait dire ouvertement à ceux qu’on aime, des joyaux de sentiments vrais, des éclats de diamants jaillissant de moments d’émotions rares, des choses parfois simples en apparence mais qui prennent une valeur inestimable pour celui qui les reçoit.

Bref, tant de trésors de fraternité ou d’amour que l’on terre, par pudeur, oubli, étourderie ou inattention, au fond du coffre-fort de nos pensées secrètes. Il vient toujours un moment dans l’existence où l’on comprend cela. Parfois cette prise de conscience arrive bien tard, et on prend alors conscience de l’urgence de dire les choses. Car trop de gens s’en rendent compte trop tard. Ils portent, un jour, le magot en banque comme un joueur irresponsable viendrait réclamer le change de ses jetons en petites coupures, pour s’apercevoir un peu tard que le caissier est déjà à l’état de squelette derrière son comptoir, que le croupier fut foudroyé, il y a belle lurette, par l’ironie du sort et que le Casino est devenu, à son insu, une marque de supermarchés.

Le bonheur c’est sans doute aussi savoir éviter cette banqueroute affective, en égrenant des preuves d’amitié aux gens qui ont vraiment de l’importance.

Credit photo: Michael Kenna