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mai 01, 2008

Je compte sur vous!

BanqueL'autre jour, mon banquier m'a passé un coup de fil pour me signaler que mon compte commençait à accuser un découvert pour le moins sérieux. Je m'en étonnai et lui demandai le montant du débit.
Il me répondit avec cette expression curieuse: "c'est un gros débit"!
Je me permis de lui dire qu'il s'agissait, pour moi, davantage d'un "Haut débit" et que cela n'avait rien d'étonnant pour un pionnier de la video à la demande! Et je lui rajoutai qu'il avait tout intérêt (sic!) à s'attendre à l'arrivée du "Très Haut Débit"!
J'aurais pu lui épargner (mais ce n'est guère dans ma nature;-) cette dernière réflexion. Il ne devait guère avoir la Fibre technologique ni le flegme sarcastique qui fait la réputation des banquiers britaniques.
Il me parla de pénalités de retard et d'interdiction bancaire.
Alors, avant de raccrocher, je lui signifiai mon accord sur ce dernier point et l'assurai qu'il pouvait compter sur moi pour interdire les banques! Qu'il m'envoie la pétition et je la signerai...

Je ne voudrais pas me braquer, mais franchement de qui se moque-t-on?
Enfin un dernier conseil: évitez aussi de braquer votre banquier! Il pourrait croire que vous aller passer du crédit revolving au crédit Revolver. Juste retour des choses par inversion des forces!

Il devrait plutôt me remercier d'inventer de nouveaux produits financiers: le débit revolving ! ça n'existait pas;-))

Finalement, les banquiers sont comme les grands acteurs de théâtre, quand on souhaite les voir, ils jouent souvent à guichet fermé!

PS: Toutes mes amitiés à Jérôme Kerviel!

Vous aussi, vous vous en fichier ?

Error_filenotfoundL’autre jour j’étais en rendez-vous avec l’un de mes développeurs informatiques qui s’est mis a expliqué, à notre interlocuteur, que le fichier qu’il allait « uploader » viendrait en lieu et place du précédent fichier, en l’écrasant tout bonnement.

!!!....

Je fus saisi d’un effroi que certains jugeront vain et absurde. Mais un frisson de terreur me parcourut l’échine. Je me mis à penser avec tendresse et désarroi à tous ces millions de fichiers que l’on devait écraser chaque jour sur la toile mondiale dans l’indifférence la plus totale. Ça ne vous effraie pas, à bien y penser ?!...

Alors la conversation se perdit dans des considérations de plus en plus techniques, s’engluant dans un vocabulaire de spécialistes, c’est-à-dire de gens qui en savent toujours plus…sur toujours moins ! J’en profitais, sans que rien ne le laisse apparaître, pour laisser mon esprit bifurquer et emprunter des chemins de traverses, en songeant à ces cadavres numériques, sortes de colis-fichiers écrasés et laissés pour compte sur le bords des autoroutes de l’information.

Que deviennent tous ces fichiers écrasés, ces poubelles vidées de nos bureaux virtuels.
Où passent ces mails non arrivés, perdus entre le clic « envoyer » et un accusé de réception électronique jamais délivré, entre une intention d’expéditeur et l’ignorance persistante d’un destinataire.
Sont-ils égarés dans les oubliettes d’une poste restante du bout du cybermonde ?
Existe-il des camions poubelles numériques qui passeraient quand les docteurs Norton ont le dos tourné, à notre insu, vidant les vide-ordures de nos messages inavouables ?
Qui se préoccupe de tous ces liens cassés, de ces mots clés mal orthographiés tapés dans des moteurs de recherche amnésiques, aussitôt zappés avec mépris, par des internautes qui les abandonnent comme un chien ou une personne âgée un jour de canicule.
Qui se charge (avant de se télécharger) de ces blogs tombés en désuétude, où les ex blogueurs sont désormais aux abonnés absents ?
Où se perdent les millions de pages caduques et défraîchies, dérivant sur l’océan cybernétique, comme autant de bateaux fantômes qui finiront tôt ou tard par percuter notre fièvre communicante en s’échouant piteusement sur nos plages de temps libre ?
Et je ne parle même pas de ces disques durs qui justement portent mal leur nom, en rendant l’âme trop tôt, en un péremptoire « erreur système » ou dans un refus obstiné de redémarrer. Ces disques durs abandonnent mollement des millions de fichiers errants ou déracinés dans la carcasse condamnée des équipements périmés. Equipements et rebus électroniques que des petits chinois insouciants feront brûler au fond de villages lointains, espérant tirer quelques yuans de ces métaux précieux en ignorant tout de la valeur véritable renfermée dans les entrailles des machines : le prix de l’information, surtout pour celui qui l’a perdu à tout jamais.

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avril 30, 2008

Emoticons...

Smiley Au québec, les smileys s'appellent les émoticons, contraction de "émotions" pour ce qu'elles expriment, et "icônes". Heureusement que nos amis québecois sont encore là pour défendre ce qui reste de bribes de la langue française au délà de nos frontières gauloises! Sans compter tous nos jeunes ados qui, sur Internet, donnent leur langue au Chat...Quand les québécois contractent nos mots, nous nous accordons une décontraction avec notre belle langue qui n'est pas de bon augure. Vive le Québec libre disait De Gaulle, je dirais plutôt "vive le français libéré"... A quand un Québecois à l'Académie française ?

Bien voilà en pâture quelques délires personnels et autres loufoqueries qui me sont venues alors que je traversais les grandes plaines canadiennes.

Les allemands sont des gens toujours débordés! La preuve: en 1940, grâce à eux les français aussi étaient très occupés;-)

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Mon père est démonteur.
On me demande souvent en quoi cela consiste. Je l'ignore.
Je sais juste que ma mère est démontée...

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Dans le marais, aussi, les téléphones s'enfilent

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Je n'ai pas de maître à penser. Comment, avec mon goût pour la liberté, pourrais-je accepter que quelqu'un m'oblige à me mettre à penser. Pensez-vous !

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Les financiers sont des hommes d’actions, et moi un homme d’obligations! Mais je crois que le mot le plus juste serait un homme de devoir.

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Je joue des instrument après comme d’autres jouent des instruments avant...

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Mon fils me demande de l'aider à réviser ses conjugaisons.
Deux verbes: Etre et Avoir.
Finalement la vie ne se résume-t-elle pas à ces deux extrêmes ?
Tous le reste n'est que littérature et nuances de sens.

avril 20, 2008

Imperceptible solitude

Le_penseurEloge de la lente heure !

« Thérèse d’Avila, lorsqu’elle faisait à manger pour ses sœurs, veillait à la bonne cuisson d’un plat et concevait dans le même temps des pensées éblouissantes de Dieu. Elle exerçait alors cet art de vivre qui est le plus grand art : jouir de l’éternel en prenant soin de l’éphémère ».

Cette phrase prophétique de l’immense Christian Bobin, m’ouvre à une pensée intérieure qui fait son nid depuis quelques jours en moi. Sans doute ensemencée sur la terre de ma solitude retrouvée, et encouragée à se développer par la découverte de la parcimonie des mots et du calme que je découvre et dont je n’étais, jusqu’à présent, guère familier.

Cette pensée naquit l’autre jour, alors que j’étais assis dans un square, observant le jeu de la vie autour de moi, paisible en mon isolement, goûtant avec délectation ces instants où un furtif rayon de soleil fait l’été, où le rire des enfants me propulse dans le bonheur d’être père et où les amoureux, qui se bécotent toujours sur les bancs publics, esquissent, à leur insu, un sourire sur mes lèvres, dessinant avec une pointe d’ironie, mine de rien, sur le bord de ma bouche les rides de mes anciens amours et le secret espoir d’une rencontre amoureuse pour laquelle j’apprends désormais à me rendre parfaitement disponible.

Les yeux dans le vague et les pensées tournées vers mes mondes intérieurs, mon regard fut soudain accroché par une statue de femme qui ornait ce petit square plein de vie. Une statue en pierre, dont l’impeccable immobilité contrastait avec le vol zélé des pigeons idiots, la valse incessante des badauds, le tourbillon des nuages qui filaient sur Paris comme des hordes de cavaliers mongols aux formes improbables, et la turbulence des enfants encore débordants d’innocence sur ce qu’il leur faudrait bientôt vivre pour prendre leur place dans le monde. Nomades, mobiles, actifs, tout le contraire de cette femme pleine de grâce pétrifiée en son jardin.

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Les pensées sont des fleurs...

Portrait_au_radiateurUne pensée m’est venue l’autre jour, comme une prise de conscience effrayante, soudaine et honteuse. J’ai vu une photo d’un bouquet de fleurs en noir et blanc. Mon regard passa rapidement à autre chose mais une force quasi magnétique, aussi puissante qu’un remord, aussi belle qu’un rire d’enfant me ramena à cette image qui avait été choisie pour illustrer la couverture d’un livre. Je fus arrêté net par la beauté de la composition. On aurait pu croire à un bouquet d’herbes folles mélangées à une poignée de fleurs sauvages. En passant un peu vite, je pensai qu’il s’agissait d’une brassée de fleurs trouvées en plein champ et déposées là, à la va-vite, presque tombées des mains, dans un vase sans importance, dont l’humilité épousait parfaitement l’aspect échevelé et hasardeux du bouquet.
Mais à bien y regarder, je pris conscience de l’exacte place de chaque fleur, de l’impeccable et néanmoins folle harmonie que le plus grand hasard ou la main d’un être sensible avait réussie à obtenir. Je fus sincèrement touché par la beauté fragile de ces fleurs, tournées vers la fenêtre, toutes occupées à une conversation secrètes avec des êtres qui me demeuraient encore invisibles.

Je commençais cette note en évoquant ma stupeur. Et bien, j’éprouvai, en même temps qu’une émotion face à ces fleurs, de la consternation face à mon empressement à butiner les choses et les êtres sans parfois toujours les remarquer. Je me trouvais dans un état, presque tremblant et halluciné, comme un motard qui vient d ‘échapper à une collision de plein fouet avec une voiture et qui a besoin de s’arrêter de longues minutes, tremblant de la tête aux pieds, en prenant conscience qu’il est passé à côté de l’irréparable. À un cheveu !
Et bien je compris, que la beauté et ce sentiment si fragile de se sentir en vie, avaient failli m ‘échapper…à un cheveu prés.

L’objet de ma consternation pris ensuite de l’ampleur et se porta sur une tout autre idée, que la révélation de cette photo fit naître : combien de fois ai-je vraiment offert des fleurs dans ma vie ? Je ne parle pas des dizaines de fois où je suis entré chez le fleuriste et suis ressorti les bras chargés d’un paquet qui recélait d’une composition de fleurs mais qui avait été mis en forme par un professionnel. J’évoque le fait de choisir, soi-même, avec une attention raisonnée et méticuleuse, chaque fleur, de décider de la couleur dominante de l’ensemble, de saisir, de soupeser chaque forme en imaginant comment elle s’intégrera dans l’ensemble qui se dessine sous mes yeux, comme un Chef ferait son marché en choisissant délicatement chaque ingrédient qui se mariera délicieusement aux autres, dans un plat qui honorera les étoiles du Michelin.
Il m’est arrivé de faire un bouquet avec cette conscience de la composition et en approchant ce désir de disposer les fleurs avec harmonie dans un vase, mais c’était il y a longtemps, ce fut trop rare et souvent exclusivement pour moi. Combien de bouquets sont acheté chaque année en France sans plus d’attention que l’empressement que l’on met à régler à coup de carte bleue ce présent que l’on va s’empresser d’offrir, sans marque d’attention, comme on se débarasse d’un pardessus ou qu’on jette son chapeau sur un perroquet. Combien de fois, les convives fourguent le bouquet (et je n’ose parler du bouquet de fleurs déjà composé et pré-emballé, acheté à la va-vite) dans les bras de l’hôtesse de maison, claquement de bises, un « tu vaaaaas biennnnn ? » superficiel, sans attendre la réponse ou un « Et toiiiiii ? ».
Tout cela m’effraie. Rien de plus, mais rien de moins.
Alors je fais le serment ici, devant des milliers de non-lecteurs (je suis conscient de mon audience et de mon « texte-appeal » ;-) que, quand il s’agit d’offrir des fleurs à un être que je connais et que j’aime, j’achèterai désormais avec la plus vive attention des fleurs à l’unité, que je refuserai l’intervention d’un stagiaire CAP-fleuriste de chez Monceau ou un grand professionnel chèrement payé – mais doté de goûts qui ne sont finalement pas les miens ou qui ne correspondant guère avec la personne à qui ces fleurs sont finalement destinées. Je jure que je ferai emballer ce bouquet simplement comme on empaquette des fleurs en vrac ramener de chez un horticulteur . J’aurais pris le soin d’appeler au téléphone la personne qui me reçoit en lui demandant si elle dispose d’un vase et de quelle apparence. Lorsque j’arriverai chez elle, je la saluerai avec une réelle attention. Puis lui demanderai de pouvoir m’isoler le temps de déballer mes fleurs et de lui composer le bouquet que je souhaite lui offrir. Mon cadeau pour elle ne sera pas un montant de carte bleue emballé dans du cellophane et du papier de soie, ressemblant vaguement à un bouquet Aquarelle. Mon présent (au sens « être réellement présent ») sera à la fois les fleurs et leur disposition, mon interprétation ou l’idée que je me fais de mon amie au travers des fleurs. Je lui offrirai, sans doute aussi avec une gerbe de mots pour souligner et accompagner ce bouquet, puis je laisserai les fleurs converser, jouer de mille nuances, batifoler dans le vase, s’ébrouer de lumière, échanger leur impression sur leur nouveau lieu d’accueil et évoquer le souvenir des mains qui les mélangèrent avec une rare et si intense attention. Enfin, conscient et philosophe, je les laisserai vivre leur courte vie, aller à petits pas vers leur mort inéluctable, mais avec cette splendeur si propre aux fleurs, cette intensité de vie éphémère et pourtant éternelle. Comme une étincelle qui aurait la conscience de l’incendie qu’elle contient.

Christian Bobin a écrit une phrase, en regardant, comme moi la puissance infinie des fleurs : « Ce qui fait événement, c’est ce qui est vivant ; et ce qui est vivant, c’est ce qui ne se protège pas de sa perte ».

Je viens juste de porter une nouvelle fois mon regard sur cette photo noir et blanc. Elle est impressionnante. Je retourne le livre pour savoir si le nom du photographe est inscrit, comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit d’une couverture. Le nom m’apparaît. Solennel. Immense. Edouard Boubat ! L’un des plus grands photographe du XXème siècle. En un éclair, la photo noir et blanc, ce bouquet simple prennent toutes leur couleurs. Chapeau Monsieur Boubat !

Rappelons nous cette phrase de Riboud : « Photographier, c’est savourer la vie au 1/125ème de seconde… »

Point de vue psycho-géopolitique!

I have a dream...
Si Ingrid Betancourt parvenait à libérer Nicolas Sarkozy...de lui-même!

Oui, je sais c'est impossible. Mais comme disait Boris Vian :" Soyons réalistes, exigeons l'impossible!"

Des problèmes au Tibet?

Chine Tous ces problèmes au Tibet sont pour moi...du chinois!

Ce samedi après-midi, alors que je passais avenue de la République, à Paris, je fus bloqué par une manifestation. Un groupuscule de quelques centaines de chinois « parisiens » s’était réuni, ce qui à l’aune de la population de ce pays surnuméraire ne représente pas grand-chose, vous en conviendrez ! Mais cette réunion de rue fut suffisante pour désorganiser la circulation du centre de la capitale et ce qui est plus grave : momentanément le trajet de mes intentions rectilignes et me mettre ainsi de mauvais poil.

Une nuée d’irréductibles et courageux chinois de la Capitale (car il est plus facile et confortable d’être Chinois à Paris qu’à Beijing, un peu comme être résistant à Londres en 1940 plutôt que dans un Paris occupé – Peut-être que vous n’en conviendrez pas, mais j’ai la faiblesse de le penser ;-), bref, une meute principalement composée de jeunes chinois, enthousiasme et volontiers partageurs de leur tracts pro-chinois, haranguait les parisiens, tout occupés à leur consumérisme lénifiant. Ils avaient l’intention de nous convaincre du bien fondé de la politique chinoise, nous expliquer que l’invasion du Tibet a sauvé les pauvres tibétains d’un égarement idéologique et leur a fait retrouver des valeurs démocratiques plus saines et propices à l’épanouissement d’un capitalisme d’état centralisé, dont seuls les chinois ont le secret.

Je dois avouer avoir été surpris par certains slogans et l’angélisme de ces jeunes manifestants. Ils avaient notamment affiché sur un grand panneau blanc décomposé en deux parties ce qu’ils pensaient être une démonstration implacable de la bonté communiste. Sur la partie gauche, le Tibet d’avant 1950 avec plein de photos d’exécution, de gens pendus sur des places publiques et des mendiants faisant la quête au coin des rues (ce qui, sur ce dernier point n’est guère original, un peu comme dans le Paris d’après 2007 !).
Sur la partie droite, un Tibet pacifié, des gens sur des marchés regorgeant de nourriture (comme Haïti d’avant…trop longtemps !), des bonzes en train de sourire et de prier (certainement pour le salut de l’âme de centaines de millions de Chinois du centre et de l’ouest – enfin pas ceux de Paris quand même, pour que les autorités autocratiques (un jour je remplacerai peut-être le « a » de ce dernier mot par un « i ». Chacun a le droit à sa Glasnost après tout, fut-elle tardive! Inch’Allah !...).

Bref, c’est tout de même triste de constater à quel point les jeunes chinois parisiens souffrent d’une désinformation sur l’histoire des relations entre leur pays et ce pays montagnard qui ne demandait finalement qu’à se laisser envahir (après tout, le Dalaï Lama n’avait qu’à opter aussi pour la dissuasion nucléaire et se doter, comme nous autres français, de sous-marins comme le Terrible, si cher à notre grand Timonier à nous ! non, mais !). Ha ! cette désinformation des chinois à Paris !! Mais que font nos médias ! Voilà encore la preuve des dégâts qu’engendre la crise de la Presse sur la conscience faiblement éclairée de certains de nos con-citoyens (je sais !, il n’y a pas de Tiret. Mais j’y tiens pour le sens du mot et pour militer contre l’invasion du Tiret par les chinois !!).
D’où vient cette sournoise désinformation ? Du fait qu’on passe d’une époque où on lisait des journaux qui s’appelaient « Le Monde » et « Libération » (tout un programme) à des concrétions colorisées de dépêches AFP lues par des masse empressées qui s’intitulent « Metro » en « 20 minutes ». Vite, des dépêches pour glisser sur les nouvelles fraîches d’un monde en Zapping !! Heureusement, qu’il nous reste les étudiants Chinois de Paris pour empêcher les vrais problèmes du Monde…

Je pris de la distance en prenant mon mal en patience sous l’œil vigilant d’un CRS qui en avait vu d’autres et dont tout ce rouge et ces drapeaux du petit peuple jaune devait lui rappeler les meilleures heures de la CGT. La place de la République, en ce début d’après-midi, était devenue une mini Tian’Anmen, la place de la République…Populaire de Chine (enfin, pas très populaire au Tibet, j’en conviens).
À dénombrer les manifestations pro-tibétaines de part le monde ces jours-ci et la vigueur des empêcheurs de brûler en rond, je conseille aux Chinois de supprimer le mot « Populaire » de la véritable appellation de leur pays. « République de Chine » suffirait amplement et ressemblerait moins à de la publicité mensongère. Laissons cela aux manifestants nantis de notre place de la République.

Je connaissais un américain à Paris, mais pas les Chinois parisiens ! Désormais, les seuls chinois que j’accepterai de fréquenter seront ceux que l’on croise dans une cuisine bien équipée, et ceux qui, rebelles et finement tamisés, retiennent le salmigondis de propagande qui dégouline jusqu’aux artères de nos capitales occidentales.

avril 13, 2008

C'est l'avis!

OpinerOn m'appela au téléphone pour me demander ce que je pensais de lui.
Après un long soupir, me permettant de regrouper mes souvenirs et qui me laissa le temps de regretter d'avoir décroché le combiné, si ce n'est de l'avoir un jour embauché...Je dis à son futur employeur, en quête de référence, tout le bien que je pensais de lui. Cela me permit de raccrocher rapidement!
Dire tout le mal que j'en pensais, en réalité - c'est-à-dire faire preuve d'honnêteté, m'aurait pris trop de temps et aurait fait exploser le forfait téléphonique de mon interlocuteur. Il faut savoir être avare du temps des autres, en commençant par le sien;-) Et puis si je m'étais ouvert à des commentaires réalistes sur l'intéressé, cela aurait sans doute recouvert ma journée d'un voile d'énergie négative et d'une perte d'enthousiasme dont je suis peu coutumier!
C'est ainsi que l'on retrouve souvent de réels incompétents à des postes très en vue. Par pure économie de temps de ceux qui les recommandèrent, par lâcheté à dépenser des mots pour dire du mal quand tout semble déjà dit et par une sorte d'avarice de reproches, qui pourraient ressembler à de la bonté par défaut, de la part des gens qui ne voient que la lumière. L'indifférence a ceci de supérieure à la vilenie, c'est qu'elle dure considérablement!

Engageant...

Un_gage J'avais deux heures à tuer. J'ai engagé un tueur à gages. Il les flingua, avec moi pour silencieux.
C'est ce qu'on doit appeler un moment...de détente!

Interrogatoire alcoolique...

Columbo L'autre jour, tranquillement attablé dans un restaurant, je discutais avec mon interlocuteur, quand une jeune femme vint vers nous, me salua et dit à son camarade avec lequel je déjeunais:" Tu lui tire les vers du nez!!"
Je ne pus m'empêcher de lui faire la remarque: "Tu sous-entend que j'ai un verre dans le nez?"...
En poète aguerri, elle me jeta l'opprobre en ignorant, magnifique, que mes vers tuent;-)